Récit de la NDE / EMI

6 Décembre 2013, 13:36pm

Publié par jean-françois Billaudeau

UN SURVOL DU RECIT DE CETTE E M I

Le 31mars 1983, j’ai vécu ce que l’on appelle une N D E (near death expérience) ou E M I expérience de mort imminente en français, A cette époque, j’étais boucher de métier, je me suis coupé accidentellement l'artère fémorale et transpercé la veine fémorale. Je me souviens très bien et je ressens encore cette sensation extraordinaire de sortir de mon corps, de me voir au-dessus de moi, je n’avais aucune douleur, simplement une sensation de bien-être, puis de planer. J’ai survolé une pièce où se trouvaient des collègues de travail qui étaient en train de chercher un garrot. Ils ne le trouvaient pas, car il était tombé à terre. Je voulais leur dire qu’il était tombé à leurs pieds et que tout allait très bien pour moi, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, mais je me rendis compte que ma voix ne leur parvenait pas. J’entendais tout ce qui se disait. Ce qui fût le plus douloureux pour moi, ce fut qu’en même temps je ressentais toute la peine et la tristesse qu’avaient les personnes qui étaient autour de moi et je n’arrivais pas à les rassurer. J’aurais voulu leur dire que depuis très longtemps je n’avais pas été aussi bien, alors il ne fallait pas qu’ils se tracassent pour moi. Pendant ce temps- là, un autre collègue de travail faisait un point de compression pour fermer la plaie, ce que je pense, a permis de me sauver. J’étais toujours au- dessus de mon « emballage » et je voyais les médecins du SAMU et les pompiers arriver et s’activer autour de mon corps. Là- aussi j’avais cette forte impression d’ennuyer tout le monde, car je répondais aux questions que les pompiers me posaient, mais je savais que le son de ma voix ne leur parvenait pas. Ensuite ils m’ont installé dans l’ambulance. Une fois à l’hôpital, J’ai vu et entendu ce qui se passait dans le bloc opératoire. Puis il y eu cette couleur d’un bleu magnifique qu’il est très difficile pour moi de décrire. Cette merveilleuse couleur était comme un très beau ciel bleu, sans un seul nuage. Puis j’ai eu l’impression d’être aspiré dans une sorte de tunnel, de glisser et de ressentir comme une sorte de tourbillonnement. Puis un petit point brillant s’est formé au loin et grandit, grandit jusqu'à ce que je vois une lumière très intense. On aurait dit le soleil quand il est à son zénith et que vous essayez de le regarder les yeux grands ouverts. J’avais une très légère sensation d’éblouissement sur le pourtour des yeux. Je réussis à voir de l’autre côté de ce soleil, puis a le traverser. La première personne que j'ai vue de l’autre côté fût mon père (il semblait être plus jeune qu’au moment de son décès, et était plus élégant) accompagné de cinq autres personnes. L’une de ces personnes était habillée avec le costume de chouans tenant à la main cette sorte de faux avec la lame debout. Mes deux grand-père, dont l’un était décédé bien avant ma naissance, mais malgré tout je l’ai reconnu, ainsi qu’un arrière-grand-père, lui aussi décédé avant ma naissance et que j’ai aussi reconnu, quant au cinquième ainsi que le « chouan »je ne sais pas qui ils étaient, mais eux me connaissaient. Ils étaient tous disposés en arc de cercle et sont passés un à un devant moi pour me saluer. Mon père m’a simplement dit « te voilà, ce n’était pas prévu». Ils avaient l’air de m’attendre et d’être juste prévenus de mon arrivée. Ils étaient dans une sorte de clairière et derrière eux, au fond je voyais un petit bois. L’endroit paraissait quand même un peu sombre. Ensuite, je pense avoir été sur ce que l’on appelle un autre plan. Là, j'ai vu ma mère qui était habillée d’une aube blanche et qui semblait surprise et heureuse de me voir. Le ciel était d'un bleu magnifique. On aurait dit qu'elle était en train de jardiner sur une pelouse d'un très joli vert, parsemée de petites fleurs multicolores. Surprise de me voir, elle a lâché son outil et elle est venue vers moi, en disant que maintenant elle était heureuse. Nous nous sommes sentis énormément attirés l'un vers l'autre. C’était une sensation d’amour très très forte comme un petit enfant qui n’a pas vu sa maman depuis très longtemps et une attirance incroyable de l’un envers l’autre. Ma mère était heureuse de me voir et elle aussi pleurait de joie de me retrouver tout en sachant que je ne devais pas être ici. Lorsque nous avons faillis nous rejoindre, quelqu'un a mis son bras entre nous deux pour nous stopper. Cette personne ressemblait de par ses vêtements à la Sainte Vierge. Je n'ai pas pu voir les traits de son visage, car à la place il y avait une sorte de pastille noire. Puis ses pieds sont montés devant mes yeux. Il y avait une fleur jaune sur chacune de ses chaussures. Je lui ai demandé qui elle était, elle m'a répondu : « tu ne comprendras pas et tu n’auras qu'à dire que je suis une sorte de chef», puis elle m'a dit sur un ton qui m'a paru assez ferme « tu n'as rien à faire ici, tu n'as rien compris ni rien fait de ta mission». Alors, j'ai voulu lui répondre avec fermeté que j'en avais beaucoup fait pour mes frères et que toute ma vie avait été très dure et que je souhaitais rester ici, parmi eux. J’en avais vraiment très envie. Elle m'a répondu que tout ce que j'avais fait par le passé pour mes frères était normal, que cela ne comptait pas, que c’était que matériel et n'avait rien à voir avec ce que j'aurais dû faire. « Tu n’as rien compris et tu n’as rien fait de ta mission et tant que tu ne comprendras pas tu en baveras » m’a t- elle redit. J'ai compris qu'il n'y avait pas à discuter, le ton de sa voix n’était pas méchant, mais très ferme. Elle m’a montré ce que j’appelle le film de ma vie passée. C’était en quelque sorte une revue ou un constat de ce que j’avais vécu jusqu’à ce jour et en même temps, je voyais et comprenais les erreurs de mon parcours sur la terre, ainsi que le mal que j’avais pu faire aux autres ne serait –ce que par la pensée et en même temps ce qu’ils avaient pu ressentir. Puis, je me suis vu dans un chemin bien spécifique, me promenant en tenant par la main, de chaque côté de moi un petit garçon et une petite fille (à cette époque comme je vous l'ai signalé au début, je n'étais pas marié). Et puis elle me fit comprendre de ne pas rester ici, que je devais repartir pour remplir ma mission et que nous nous rencontrerions à nouveau, dans environ vingt-quatre, vingt- six ans de nos années. Cela est assez flou pour moi. Je n’ai pas très bien compris ce qu’elle voulait dire (ma vie doit-elle s’arrêter maintenant, ou bien nous rencontrerons nous par la communication spirituelle ?) Ma mère était assez triste de me voir repartir, car elle savait que ce ne serait pas simple pour moi. Puis je me suis réveillé à l’hôpital. La première personne que j’ai vue à mon chevet, fût mon employeur. Je me demandais bien ce que je faisais dans ce lit. Je lui dis que je venais de voir la Sainte vierge. Par la suite j’ai, rencontré à l’hôpital la personne qui est devenue ma femme. Nous avons eu un garçon puis une fille. Nous avons divorcé. Le travail m’a amené dans mon département de naissance (la Vendée). J’avais un logement de fonction, mais un jour j’ai voulu en partir et louer quelque chose pour moi. Un jour, alors que je n’avais pas complété, ni remis mon dossier d’inscription, je fus appelé par la société des HLM afin d’aller immédiatement visiter un appartement. La personne chargée de faire visiter l’appartement était sur place. Lorsque j’ai pénétré dans l’appartement, je me suis immédiatement senti enveloppé d’une sorte de “ force “ qui m’a poussée vers la fenêtre et là j’ai revu exactement le même chemin avec les détails très précis que j’avais vu onze ans plus tôt. Mes enfants étaient à ce moment- là de la même taille que je les avais vus dans ce chemin lors de mon accident. J’ai donc loué cet appartement. C’est dans ce lieu suite à de nombreuses manifestations, (souffles froids, visite sous forme fluidique de mes parents) que je me suis ouvert au monde de l’au-delà et que j’ai rencontré Mme Charlotte GENEVOY, médium qui a su me guider vers la médiumnité. (Un passage négatif lors de cette N D E ou EMI n’est volontairement pas raconté dans ce récit). Jean- François Billaudeau.